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Coups de cœur

Suivez le Corinthien dans sa traversée des Etats-Unis

Cauchemar depuis longtemps actif dans le monde des Hommes, le Corinthien doit faire face à une nouvelle menace souhaitant perpétuer son héritage de tueur

Le Corinthien est de retour dans le monde de l’éveil. 


Personnage emblématique du non moins culte Sandman de Neil Gaiman, il apparaît pour la première fois dans la dixième issue de The Sandman publiée en 1989. Avec un goût impeccable pour sa tenue vestimentaire et ses belles lunettes noires, il n’est ni plus ni moins qu’un cauchemar modelé de toutes mains par Dream, le seigneur des rêves destiné à être le miroir de la part sombre des hommes dans le monde éveillé. Autre particularité de taille, notre bon rôdeur nocturne arbore en lieu et place de ses yeux deux bouches avec lesquelles il peut se repaître des yeux de ses victimes, miroir de l’âme lui permettant d’explorer les vies des anciens propriétaires. Extrêmement sadique, c’est également un tueur en série prolifique ayant longtemps œuvré sur Terre avant de se faire détruire par Dream pour manquement à sa mission principale. Une deuxième version du Corinthien sera modelée par le seigneur des songes, plus calme et en phase avec son maître.


Une nouvelle série des plus prometteuse


Cauchemar des plus redouté, le Corinthien erre dans les songes et représente la partie la plus sombre et torturée de l’âme humaine. Autrefois assassin sadique au service de sa propre quête meurtrière, la première itération du Corinthien fut “décréé” par Morpheus, le Sandman, pour avoir failli à sa tâche. La seconde incarnation du cauchemar continue son bout de chemin sur les routes des Etats-Unis, toujours dans l’optique de hanter le subconscient des rêveurs. Mais de nouveaux meurtres particulièrement spectaculaires sont commis, et cette fois-ci il n’en va pas de la responsabilité de notre homme au costume blanc et aux lunettes de soleil.

Deux nouveaux avatars cauchemardesques, Souffrance et Extase, souhaitant prendre la relève du Corinthien comme tueurs de premier ordre dans le royaume des éveillés sillonnent les routes Étatsuniennes.

Au même moment à New York, une jeune artiste du nom de Flynn semble être poursuivit par une étrange vision, celle d’une créature possédant des langues à la place des yeux et ressemblant à s’y méprendre au gueule d’argile de l’univers du chevalier noir. Paniquée, acculée et ne sachant à qui s’adresser, la jeune femme croisera rapidement la route du Corinthien alors intrigué par les représentation picturale réalisée par Flynn et mettant en scène des créatures possédant des dents à la place des yeux, tout comme notre anti-héros. 


Une belle palette d’auteurs au service d’un grand nom du comic-book


Première proposition de James Tynion IV pour l’univers de Sandman, Nightmare Country est un excellente aventure passée aux côtés de notre serial killer préféré : le Corinthien.

Oscillant entre quête présente et flashback pour nous conter le passé du personnage, le scénariste ne se perd pas en hommage trop facile et piste secondaire sans grand intérêt, il va droit au but pour nous livrer une critique acerbe de la violence présente dans le monde des hommes.

Les fameux flashback nous permettent, d’une part d’entrer dans le monde de Sandman sans pour autant devoir parcourir les différents volumes antérieurs, mais également de profiter du talent et du magnifique trait de nombreux artistes tel que Andrea Sorrentino (illustrateur de l’incontournable Batman Imposteur) ou encore Aaron Campbell ayant assisté Simon Spurrier sur son run de Hellblazer.

Thriller horrifique et onirique mené par un fan inconditionnel de l’univers de Gaiman (James Tynion ayant commencé sa carrière de scénariste grâce à la découverte de Sandman dans ses jeunes années), Nightmare country proposé par Urban Comics nous promet une belle virée dans les Etats-Unis de ce siècle où les véritables monstres ne sont pas issus du monde des rêves, mais du nôtre. 

Suivez Théo Apothéoz dans ses aventures rocambolesques tentant d'échapper à la malédiction apportée par son nom de famille

Et si votre nom de famille n'est source que de poisse, de malchance, de guigne ou d'infortune que feriez-vous ? C'est ce que Théo va tenter de découvrir aux côtés d'un écrivain en panne d'inspiration et de son amour de jeunesse !

Théo Apothéoz est un jeune homme comme les autres : il va à l’école, à des hobbies, est amoureux… La seule chose qui ne lui convient pas, c'est son nom de famille. En effet, le fait de porter le nom d’Apothéoz ne semble apporté que malheur :  le grand-père suite à une gaffe en direct a fini amorphe dans une maison de repos, le père ayant repris une boulangerie tua le maire en lui faisant goûter la nouvelle spécialité maison…

Sur de n’être qu’une malédiction pour sa famille et lui même, Théo décide depuis ses 18 ans de ne s’engager sur rien de sérieux : il ne vit que de petits boulots, vit encore chez son père et n’a jusqu’alors jamais entamé de relation amoureuse notamment avec la jeune Camille dont notre héros est éperdument amoureux depuis sa jeunesse. 
Et un drame n’arrivant pas seul, c’est au tour de son paternel de décéder de circonstances accidentelles (mais tout de même liées à l’alcool). Abattu et dépassé par les événements, Théo fait une pause et souffle un bon coup à la terrasse d’un café. Et comme le hasard peut au final bien faire les choses, il y fait la rencontre d’Antoine Pépin, un écrivain d’ouvrages de développement personnel à succès. Tentant le tout pour le tout, notre bon protagoniste poissard tente de savoir comment un écrivain ferait disparaître un corps pour se débarrasser de celui de son père… sans éveiller les soupçons de son voisin ayant acheté l’appartement en viager ! En résumé plus de père, plus d’appartement. 

Et voici le point de départ des tribulations rocambolesques de nos deux héros qui par la suite partiront sur les routes aux trousses des regrets de Théo.


Aventure humaine sur les regrets, la filiation et la vie adulte, Théo Apothéoz est une pépite de roman graphique. La partie graphique est assurée par Dawid et grâce à lui l’ouvrage chatouille notre œil avec un trait dur et des couleurs douces et amères nous rappelant l’automne et la saison ou les renouvellements s’entame, et attire notre attention sur chacun des petits détails du décors mais aussi sur les réactions des personnages souvent très amusantes. 

Scénaristiquement parlant, l’écrit de Julien Frey nous oriente vers un drame familiale avant de virer vers la tragi comédie avec option humour noir. Un tour de force de la part de l’auteur qui arrive, malgré la gravité des situations, à nous tirer un sourire, voire même de franches rires, lorsque nos protagonistes sont en face d’une situation qui les dépassent. 

Les aventures de Théo sont également une belle occasion pour parler des regrets que nous pouvons exprimer dès notre enfance et qui nous hantent jusqu’au passage à la vie adulte. 


Un joli coup de coeur inattendu, bienveillant, bon vivant, drôle et touchant !

Une magnifique fable sur l'intime et les différents masques que peuvent revêtir les hommes

Le doute, la frustration, la douleur et les dilemmes que ressentent la jeune Else vont fragiliser son équilibre et sa vision de l'intime.

Mademoiselle Else est une jeune femme issue de la bourgeoisie Viennoise. Alors en vacances à San Martino de Castrozzo, elle reçoit un télégramme de la part de sa mère lui indiquant que son père est ruiné. Chose commune se dit-elle, sauf que sous trois jours, si la somme de 30 000 florins n’est pas remboursée, son géniteur sera mis derrière les barreaux. Dans son câble la mère indique, que dans son lieu de retraite vacancier, Else peut se mettre en contact avec un certain monsieur Dorsday. Ce dernier aurait les ressources nécessaires pour aider le paternel à rembourser la somme. Else ne souhaitant que le bien être de sa famille, elle s'acquitte de sa tâche mais le vieil homme ne sera pas si facile à convaincre. Le bon monsieur Dorsday est un fieffé filou ne désirant qu’une chose en échange de cet argent : observer le corps de la jeune femme entièrement nue.   

Les masques tombent et la détermination de Else est ébranlée. Commence alors pour la jeune Viennoise une introspection se heurtant aux règles de la bien pensance, à l’amour filial, à la morale de cette requête mais également à l’image qu'Else se renverra si elle accède à la requête du vieil homme. 


Panorama introspectif saisissant d’une jeune femme Viennoise lors de l’après-guerre, Mademoiselle Else est un bijou de roman graphique comme ont en voit que trop rarement. 
Manuele Fior accomplit la mission (une fois de plus), d’accorder douceur, d’une part, dans sa composition et réflexion avec une méthode graphique qui n’a plus rien à prouver, et, d’autre part, gravité et tragédie avec un texte allant au-delà d’une simple histoire d’échange de faveurs allant contre la morale. 

La dualité que ressent la protagoniste fait également du récit une œuvre aux relents psychanalytiques forts avec ce combat intérieur menée par Else. Une sorte d’affrontement schizophrénique où les pensées morbides rattrapent très vite les simples questions morales et de bien-être personnel. Avec Mademoiselle Else c’est une véritable culture de l’intime qui est mise en exergue, notre corps nous appartient et ce que nous décidons, ou non, d’en faire également malgré les soi disantes contraintes extérieures et obligations morales.

Manuele Fior signe une fois de plus une magnifique bande dessinée qui, à la suite de son chef d'œuvre (purement subjectif) Hypericon, arrive encore une fois à nous bluffer tant graphiquement avec un style n’appartenant qu’à lui, que scénaristiquement. Fior s’approprie entièrement le roman de Schnitzler et, malgré le travail de l’adaptation, en livre une œuvre personnelle et franche. 

L'œuvre de Manuele Fior, plus que de se lire et de se découvrir, se vit. C’est un véritable bouleversement graphique, d’une part, mais également scénaristique qui soulève le cœur le temps d’un récit. De très belle aventure de papier qui ne demande qu’à sortir pour s’ancrer profondément dans votre tête et cœur de lecteur.  

Un magnifique récit nostalgique doux et empli de vie

Teresa est sur les traces de Howard Carter mais également de son soi, de la sérénité et de l'amour !

Près de 10 ans après la chute du mur de Berlin, une jeune étudiante en archéologie répondant au nom de Teresa arrive au sein de la capitale allemande. Présente dans l’ancienne cité scindée, notre protagoniste à en charge la préparation d’une exposition sur le grand pharaon antique Toutankhamon. Étrangère à cette métropole, Teresa va longtemps tatonner avant de trouver ses marques, jusqu’au jour où elle fera la rencontre d’une personne qui va cristalliser cette recherche de repères. L’indépendant et fougueux Ruben sera cet avatar de la découverte et de la prospection. Tout en vivant une idylle fougueuse et basée sur l’apprentissage, l’apprivoisement et la découverte de l’autre, Teresa fera, tout comme Howard Carter, une découverte intérieure : celle d’elle même. 

En parallèle de cette tranche de vie douce et franche nous suivons la découverte de la tombe de Toutankhamon par l’équipe de l’immense Howard Carter en 1922. 

Le point de chute de ces deux histoires sommes toutes assez éloignées, hormis la fascination de Teresa pour la fameuse découverte, est une fleur répondant au nom d’Hypericon. Un végétal retrouvé dans la tombe du grand pharaon et qui sera d’une grande utilité pour la jeune femme.


Avec Hypericon, Manuele Fior nous propose un récit doux et empli de nostalgie sur le temps qui passe et la fatalité mais aussi sur l’échange entre les êtres, la passation et sur soi-même, sur ce que nous voulons réellement, ce qui nous fait avancer, vivre et aimer. 

Cette passion se reflète dans le dessin de Fior, rappelant à certains moments l’illustre Lorenzo Mattotti, avec des illustrations tout en habileté et en finesse. L’auteur fait preuve d’une grande poésie aussi bien dans son écriture nostalgique que dans son travail graphique, les deux nous hantent longtemps après avoir refermé la dernière page. 

Un coup de coeur assurément

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