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Dossiers

Espion, es-tu là ?

L'espion parfait se doit d'être invisible, de passer inaperçu en toutes circonstances, d'agir dans l'ombre au service de l'Etat...

Lisez des polars à la sauce Tarantino !

Ça va saigner avec notre sélection de polars déjantés !

Coups de coeur

Petite sale

Encore une fois, la place des femmes, des opprimées et de leurs bourreaux est au cœur de ce nouveau roman aussi haletant qu'émouvant.
Adolescente atteinte d'une légère déficience, Catherine est bonne à tout faire dans une exploitation prospère - on est à la campagne, en 1969 - et a l'habitude de baisser les yeux devant les autres (patrons, voisins, employés) qui la méprisent et finissent par ne plus la remarquer : "Elle obéit et se fait invisible, toute petite, petite, petite sale. C'est la femme de Monsieur qui l'a dit."

Alors qu'elle doit surveiller quelques instants Sylvie, la petite-fille de son patron, âgée de quatre ans, celle-ci profite d'un moment d'inattention pour disparaître. Interrogée par la police dépêchée sur les lieux, Catherine est rapidement mise hors de tout soupçon, d'autant plus qu'une demande de rançon évoque un enlèvement. L'enquête va mettre au jour les multiples dysfonctionnements de cette famille toute-puissante, ses liens avec les villageois soumis et envieux. Les fausses pistes se multiplient...

Trois ans après notre coup de coeur pour "La deuxième femme", "Petite sale" franchit un cap supplémentaire dans l'écriture comme dans l'intrigue, pleine de faux-semblants. Encore une fois, la place des femmes, des opprimées et de leurs bourreaux est au cœur de ce nouveau roman aussi haletant qu'émouvant.

La porte du vent

Une immense fresque policière et historique
Il est tard dans la nuit quand Richard Nathan, fils d'une famille juive influente, se fait sauvagement exécuter à Paris par les frères Yang, membres d'un gang rival originaire de Chine, avec lequel il est en affaires. Si les chefs des deux clans, Albert Nathan et Shen Li, veulent éviter une escalade de violence qui pourrait attirer l'attention de la police sur leurs trafics, ils se retrouvent malgré tout très vite dépassés par la situation. La faute à certaines recrues qui ne vivent que selon une loi : celle du talion. Le commandant Paul Dalmate et son groupe ne voient aucune solution pour arrêter ce bain de sang qui semble totalement échapper à leur contrôle.

Pendant ce temps-là, en Picardie, deux vétérans, l'un venu de Chine et l'autre d'Israël, se recueillent devant une tombe dans un cimetière militaire de la Première Guerre mondiale. Dans leur pays, ils sont chacun à la tête d'organisations criminelles...Qui sont-ils réellement ? Quel effet cette rencontre va-t-elle avoir sur la guerre entre les deux clans parisiens ?

Jean-Marc Souvira crée une immense fresque peuplée de personnages aux personnalités riches et contrastées. Il nous fait également découvrir l'histoire méconnue de ces ouvriers chinois venus travailler en France pendant la Première Guerre mondiale à la place des Français partis faire la guerre. Digne des plus grands romans et films sur la mafia, "La porte du vent" est un polar qui se savoure jusqu'à la dernière page !

Les rites de l'eau

Un meurtrier sévit dans le Pays basque espagnol...
Alors que l’inspecteur et profiler Unai Lopez de Ayala, dit Kraken, se remet difficilement de sa dernière enquête, il est appelé sur une nouvelle scène de crime particulièrement horrible. Le corps d’une jeune femme vient d’être retrouvé en pleine montagne. Kraken et son équipière comprennent rapidement que le tueur s’inspire d’un rite ancestral du Pays basque espagnol qui consiste à brûler les victimes avant de les pendre par les pieds et de les immerger dans un chaudron. Pour Unai, cette enquête va se révéler particulièrement éprouvante. Souffrant encore de stress post-traumatique et d’aphasie, il découvre qu’il connaît également la victime qui n’est autre que son amour de jeunesse. Pour résoudre cette affaire, Kraken va devoir se replonger dans son passé et se rappeler des souvenirs qu’il aurait préféré oublier…

Partez à la découverte du Pays basque espagnol, terre de mythes et de légendes, dans ce deuxième volume des aventures de Kraken. Eva Garcia Saenz de Urturi continue de développer ses personnages, tous plus attachants les uns que les autres, dans ce thriller sombre sans aucun temps mort.
Si l’autrice nous avait déjà séduit avec “Le Silence de la ville blanche”, elle finit de nous convaincre avec “Les Rites de l’eau”. Rendez-vous en 2023 pour le dernier tome de la trilogie !

Le crime parfait d'Agatha Christie

Un roman policier pour tous les fans d'Agatha Christie !
Les fans d'Agatha Christie connaissent l'anecdote célèbre sur leur écrivain : sa mystérieuse disparition en décembre 1926, où pendant dix jours personne n'a su où elle était passée... Cela a alimenté bon nombre d'hypothèses, la presse britannique et française s'en sont emparées à l'époque, enflant l'affaire jusqu'à laisser imaginer une agression, un suicide, un kidnapping, voire son assassinat ! Le mystère a perduré jusqu'à nos jours, Agatha elle-même ayant toujours refusé d'en parler...

Avec Le crime parfait d'Agatha Christie, Bénédicte Jourgeaud s'attaque à son tour à ce mystère, en mettant en scène Agatha Christie en personne. 4 décembre 1926 : Agatha Christie est dans tous ses états ! Elle vient d'apprendre qu'Archie, son mari, la trompe. Sur un coup de tête, elle saute dans un avion, Londres-Paris (bien qu'elle déteste l'avion, ça lui fait gonfler les jambes), puis dans un taxi, direction la gare, afin de prendre le train jusqu'à Athènes. Grâce à un quiproquo, elle va endosser l'identité d'une autre voyageuse (ça l'arrange, son mari aura plus de mal à la retrouver !). Car Agatha a déjà fait paraître cinq livres et elle commence à être connue des lecteurs pour sa création du personnage d'Hercule Poirot, mieux vaut voyager incognito. Dans sa cabine, elle se tient à distance, observe ses compagnons de voyage, prend des notes, imagine de futures énigmes (le cerveau d'un écrivain est toujours en ébullition). Et c'est le début d'un périple truculent, car bien sûr, dans le train, les crimes vont se succéder... Curieusement, ils semblent faire écho au manuscrit qu'elle est en train d'écrire ! Voilà-t-il pas qu'elle se retrouve suspecte numéro un ! Ah, non, ça ne va pas se passer comme ça ! Elle va mener l'enquête, au grand dam de l'inspecteur Craddock (qui préfèrerait qu'elle se consacre à ses fictions !)

On l'aura compris, ce polar à l'anglaise, drôle et réjouissant, est un must du genre ! D'autant plus si l'on connaît Agatha Christie et son oeuvre, car on déambulera avec délectation dans les dessous de l'écriture, les clins d'oeils à ses personnages, ses intrigues, et au final, l'envie vous titillera de relire un Poirot ou un Miss Marple !

L'espion qui aimait les livres

Près de deux ans après la disparition du maître du roman d'espionnage, voici enfin la traduction du vingt-cinquième et dernier livre de John Le Carré !
"Silverview" en anglais devient "L'espion qui aimait les livres", titre générique qui salue l'incontestable qualité littéraire d'une oeuvre riche de vingt-cinq livres qui a donné ses lettres de noblesse au genre, tout en correspondant à l'intrigue de cet ultime opus. 

Julian, ancien trader de la City à Londres, a décidé de changer de vie en montant une librairie dans une petite ville de l'est de l'Angleterre. Un client sympathique et excentrique se présente un soir sous le nom d'Edward Avon, et affirme avoir connu dans sa jeunesse le père de Julian. Particulièrement cultivé, il suggère au jeune propriétaire de l'aider à aménager au sous-sol une pièce dédiée aux classiques de la littérature. Avide de conseils livresques et charmé par ce vieux monsieur relié à son histoire, Julian ne tarde pas à découvrir l'envers du décor derrière la façade de son manoir anglais de Silverview. De son côté, le directeur de la Sécurité intérieure Stewart Proctor, tente de percer à jour les nombreux secrets du clan Avon qui compte aussi la redoutable épouse d'Edward et leur fille, digne héritière des secrets de famille.

Comme ses derniers romans, ce vaste jeu de dupes laisse apparaître une critique sévère de la politique et du monde du renseignement. John Le Carré nous régale avec sa plume toujours si élégante et ses dialogues piquants. À l'image de ses espions cultes délicieusement complexes et tourmentés (Karla, George Smiley, Peter Guillam, Alec Leamas...), le puzzle se referme tel un piège fascinant de machiavélisme, tendu jusqu'à la toute dernière phrase...

Rosine : une criminelle ordinaire

Un magnifique polar sur le plus noir des crimes récompensé par le Grand prix de la littérature policière.
Rosine Delsaux est une femme ordinaire. La trentaine, elle a de nombreux amis. Elle est aussi la mère de Chloé et Manon, ses deux filles qu'elle élève avec l'aide de son nouveau compagnon Nicolas, beaucoup plus jeune qu'elle. Rosine est une mère parfaite, sans problèmes. 

Pourtant, le 6 juin 2018, pendant les informations de 20h, elle noie ses deux filles dans la baignoire. Il n'y aura pas d'enquête, Rosine est coupable, elle l'avoue. Mais tout le monde s'interroge. Comment, sans signes avant-coureur, cette mère de famille a pu assassiner ses deux enfants qu'elle aime plus que tout ? C'est ce que va chercher à comprendre Clélia, enquêtrice de personnalité auprès des tribunaux. La jeune femme va plonger dans la tête de Rosine, à la recherche de l'élèment qui a déclenché toute cette horreur...

Le roman est découpé, non pas chapitres mais en paragraphes, qui poussent le lecteur à continuer sa lecture sans reprendre son souffle. Loin du glauque ou de l'horreur facile que l'on peut trouver dans certains polars d'aujourd'hui, Rosine : une criminelle ordinaire parle du plus innommable des crimes de manière subtile et puissante. Sandrine Cohen s'attaque à la psychologique des meurtriers et des raisons qui poussent parfois un homme ou une femme ordinaire à commettre l'inimaginable.